Oui, c’est la rentrée. Vous avez pris des couleurs ? L’absentéisme aussi. En 2024, il battrait d’ailleurs son record en atteignant 5,8 % dans le secteur privé français.*
L’absentéisme, c’est une chaise vide à fréquence répétée. Pour mieux le comprendre, certains parlent de couleurs : absentéisme “blanc” ou l’arrêt médical classique, “noir” ou injustifié, “gris” entre mal-être et tensions au travail et “rose” lorsque le salarié est présent mais pas vraiment opérationnel.
Derrière ce nuancier, le blanc reste en tête avec 40 % des cas. Mais juste derrière, le gris progresse rapidement : les troubles psychologiques représenteraient désormais 22 % des arrêts. Sur ce sujet, les moins de 30 ans sont particulièrement touchés : près d’un quart d’entre eux ont eu au moins un arrêt lié à ce motif en 2024, une proportion en hausse de six points depuis 2019**.
L’addition de ce phénomène s’élèverait à 4 000 € par salarié et par an en moyenne***. Pas étonnant que 49 % des RH classent l’absentéisme parmi leurs plus grands défis, juste derrière le recrutement…
Et juridiquement ? Le salarié a 48h pour justifier son absence, notamment en cas d’arrêts maladie. Passé ce délai, l’employeur doit le mettre en demeure avant d’envisager une sanction ou d’aller jusqu’au licenciement. A noter que depuis avril 2023, la loi instaure une procédure spécifique pour les abandons de poste : la démission présumée (art. L.1237-1-1, Code du travail). Si le salarié ne reprend pas son travail selon les conditions précisées par l’employeur, son abandon est considéré comme une démission.
L’absentéisme n’est pas qu’un chiffre : c’est aussi un indicateur de performance pour l’entreprise. Alors, avant la sanction, mieux vaut miser sur l’écoute, la prévention et un environnement de travail engageant.
ærige répond présent !
*Mercer, 2025
**Malakoff Humanis, 2025
***Ayming, 2025






