Grèce : la fin de l’Odyssée des talents ?

Photo : ©A.Garofalo-Blanchet @Wipplay

Connaissez-vous le Nostos ? En grec ancien, ce terme désigne l’épreuve du retour, un voyage vers la patrie après un long périple à l’image d’Ulysse regagnant Ithaque. En 2026, le mythe semble devenir réalité : après avoir perdu près de 400 000 diplômés – conséquence de la tempête économique de 2009 – la Grèce amorce une inversion de tendance.

Le déclic est d’abord personnel. Le mal du pays, les ancrages familiaux et la quête d’un meilleur équilibre de vie reprennent le dessus sur les arbitrages purement économiques. Ainsi, malgré des fragilités persistantes, plus de 60 % des jeunes Grecs formés à l’étranger déclarent désormais envisager un retour dans les cinq prochaines années. Comme le rappelait déjà Homère, « rien n’est plus doux que sa patrie et ses parents ».

Côté français, la trajectoire apparaît plus incertaine. Une étude IPSOS publiée en septembre dernier révèle que 57 % des jeunes talents envisagent une expatriation dans les trois prochaines années, dont 21 % de manière sérieuse. Cette tentation s’inscrit dans un climat de défiance plus large, puisque 70 % des personnes interrogées estiment que la France est en déclin. 

Pour autant, l’attractivité n’a pas disparu : 84 % des jeunes diplômés identifient encore des atouts forts à l’écosystème national. En précisant que pour 86% d’entre eux,  la valorisation des rémunérations est le critère central pour les convaincre de rester.

En bref, la mobilité des talents n’est jamais un hasard, que ce soit au niveau macro ou micro. Elle se joue sur la lisibilité des trajectoires, la reconnaissance du travail et la capacité des employeurs à projeter durablement leurs équipes.

Des talents à retenir, des parcours à sécuriser ? ærige vous aide à garder le cap !

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