En 2025, la France et le Brésil fêtent leurs 200 ans de relations diplomatiques. L’occasion idéale pour découvrir une spécificité brésilienne qui fait danser les bulletins de paie : le Décimo Terceiro Salário, ou salaire du 13ème mois.
Institué par la loi en 1962 , ce droit concerne tous les salariés formels, disposant d’un contrat signé, et équivaut à un mois de salaire, à l’exclusion des primes et congés payés.
Façon samba, le versement se fait en deux temps. Le premier intervient entre le 1ᵉʳ février et le 30 novembre de la même année, sans déduction sociale ni impôt. Le second est versé, quant à lui, avant le 20 décembre, avec cotisations sociales et impôt sur le revenu.
Bien plus qu’un petit cadeau de Noël, ce dispositif obligatoire injecterait environ 291 milliards de réaux – la devise nationale est le réal – soit 2,7 % du PIB brésilien !
Tudo bem* ? Il ne faut pas oublier l’envers du décor : le Brésil est un pays où le travail informel reste très présent. En 2023, environ 39,2 % des actifs, soit presque 40 millions de travailleurs, évoluaient sans contrat signé et n’ont donc jamais vu la couleur du 13ème mois. En France, c’est une prime qui joue plus souvent en solo, selon les accords et les secteurs…Deux façons de marquer le rythme, mais qui partent d’un même refrain : la reconnaissance salariale.
Ordem, Progresso, direito…
ærige vous aide à garder le tempo !
*Tout va bien ?
**Ordre, Progrès, droit…






