Droit social : que nous réserve 2026 ?

Photo : ©Y.Riché @Wipplay

En numérologie, 2026 serait une année 1 : celle du renouveau, des nouveaux cycles et des décisions structurantes. Sans prétendre lire l’avenir, cette Minute du Lundi a choisi 6 nouveautés qui vont clairement marquer le droit social dans les mois à venir.

1/ Parcours pro 2.0

À partir de janvier 2026, dans le sillage de la Loi Senior, la période de reconversion remplace la “Pro-A” (promotion par alternance) et “Transco” (transitions collectives). Financé par les Opco, le dispositif permet de se former ou de changer de cap, dans ou hors de l’entreprise.

Dans le même mouvement, l’entretien professionnel devient l’entretien de parcours professionnel. On ne parle plus d’évaluation mais de trajectoire avec un entretien de mi-carrière intégré et une périodicité revue. Les accords collectifs devront s’adapter d’ici octobre 2026.

2/ Salaires à découvert…

La directive européenne sur la transparence des rémunérations deviendra obligatoire à partir de juin 2026. Elle concernera toutes les entreprises s’agissant des obligations structurantes de transparence : pré-embauche, critères de rémunération, droit d’accès des travailleurs, interdiction du secret salarial. Les obligations de reporting des écarts de rémunération seront, quant à elles,  subordonnées à des seuils d’effectifs.

3/ Une rupture coûteuse ? 

Cette année la rupture conventionnelle fêtera ses 18 ans !  Victime de son succès, pour 2026 le gouvernement envisage d’augmenter la contribution patronale à 40 % sur les indemnités. Le message semble clair : rendre ces ruptures moins attractives financièrement et limiter les stratégies d’optimisation.

4/ « Parlons santé mentale ! »

Après avoir été grande cause nationale en 2025, la santé mentale au travail est reconduite en 2026. Rappelons que 53 % des Français indiquent avoir souffert de troubles psychiques au cours de l’année et qu’en 2023 plus de 12 000 accidents du travail étaient liés aux risques psycho-sociaux.

5/ Y’en I.A encore ?

L’intelligence artificielle poursuit sa transformation du monde du travail. En 2026, l’enjeu est clair : encadrer juridiquement les usages, informer le CSE et sécuriser les pratiques.

6/ Moins de naissances = plus de congés ?

Pour la première fois depuis plus d’un siècle hors périodes de guerre, le solde naturel est négatif en France métropolitaine. Dans ce contexte, un nouveau congé de naissance entre en vigueur pour les enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026. D’une durée de un ou deux mois, au choix du salarié, il pourra être pris par chacun des parents ayant bénéficié d’un congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption, simultanément ou successivement.

Chez ærige, pas de divination : juste de l’anticipation, ensemble.

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