Matthieu Soisson, avocat chez ærige au pôle Droit pénal du travail, fait le focus sur un thème sensible mais qu’il faut savoir traiter dans le meilleur cadre possible : la prévention du suicide au travail.
1/ Informer l’administration sans délai
- Si l’événement a eu lieu sur le temps et le lieu de travail, il doit être déclaré dans les 48 heures à la CPAM comme accident du travail.
- Si le salarié est décédé, contacter immédiatement l’inspection du travail compétente.
- Prévenir également le médecin du travail.
2/ Accompagner la famille du défunt
- Prendre contact avec les proches pour leur présenter les condoléances de l’entreprise.
- Leur proposer un accompagnement spécifique (soutien psychologique, informations sur les démarches administratives, etc.).
- S’assurer du respect de leur volonté concernant la communication interne sur le décès.
3/ Soutenir la collectivité de travail
- Informer les collègues et les représentants du personnel avec tact et transparence.
- Mettre en place un soutien psychologique pour les salariés impactés (cellule d’écoute interne ou recours à des professionnels externes).
- Organiser si nécessaire un temps collectif de parole pour permettre l’expression des émotions et éviter l’isolement des collègues.
4/ Analyser les circonstances
- Coopérer avec les autorités administratives pour investiguer les causes et l’éventuel lien avec le travail.
- Réévaluer, à la suite de l’événement, le DUERP et renforcer les actions de prévention.
- Cette démarche est essentielle pour prévenir les situations à risque, protéger les collaborateurs et répondre de façon responsable à ces situations dramatiques.
Ce rappel souligne l’importance d’une politique de prévention active et structurée, impliquant la direction, les RH, la médecine du travail, les représentants du personnel et l’ensemble des salariés.
Notre cabinet, spécialisé en responsabilité de l’employeur et en droit pénal du travail, peut vous accompagner dans la prévention des risques et la gestion des situations sensibles afin de sécuriser vos pratiques et protéger vos intérêts.
Numéro d’urgence de prévention du suicide : 3114






