Le chômage de longue durée crée une distance. Pas seulement avec l’emploi, mais avec le collectif. Depuis 2016, les Territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD) cherchent à la réduire.
Le postulat est clair : personne n’est inemployable et l’exclusion durable du marché du travail n’est pas une fatalité. Le dispositif propose un CDI, à temps choisi, aux personnes privées d’emploi depuis plus d’un an, résidant sur un même territoire depuis au moins six mois.
Comment ? Par l’engagement d’un territoire volontaire, mobilisant collectivités et acteurs locaux, et la création d’entreprises à but d’emploi (EBE). Celles-ci développent des activités utiles, non concurrentielles, répondant aux besoins locaux : services de proximité, économie circulaire, recyclerie, mobilité solidaire…
Le financement repose sur un principe structurant : réaffecter les dépenses liées au chômage de longue durée, comme le RSA, pour financer les emplois manquants. En bref, transformer un coût social en investissement territorial.
Dix territoires concernés en 2016, quatre-vingt-cinq aujourd’hui. La seconde phase d’expérimentation doit s’achever en 2026, année décisive pour sa pérennisation législative. Et l’initiative dépasse désormais les frontières : Belgique, Italie, Autriche, Pays-Bas, Allemagne… Plusieurs États s’inspirent du modèle français pour expérimenter, à leur tour, des dispositifs d’emploi durable.
Au-delà des chiffres, les TZCLD rappellent un principe constitutionnel tiré du Préambule de 1946 : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. ». Ce droit semble trouver ici une concrétisation territoriale, permettant ainsi à chacun de respecter son devoir.
Pas de distance entre nous. ærige vient à votre rencontre !






