Pékin, pas si express

Photo : ©JMR @Wipplay

Vingt minutes et c’est reparti ! En Chine, la sieste de midi 午睡觉 (wǔ shuìjiào) est une institution. À tel point qu’elle est inscrite en filigrane à l’article 43 de la Constitution chinoise.

Des administrations aux entreprises, de l’employé au directeur général, dormir après le déjeuner n’a rien d’un luxe ou d’un signe de démotivation. C’est un droit admis, lié directement aux horaires travail – la journée commence souvent à 7h – et à une conception différente de l’articulation travail/repos.

Et pour cause. Les bénéfices de cette pause post-prandiale sont largement documentés : amélioration de la concentration, réduction du stress, meilleure productivité l’après-midi. Une micro-sieste bien calibrée permettrait même de limiter les risques cardiovasculaires et les accidents liés à la fatigue.

Alors faut-il importer le modèle chinois ? En 2024, un travailleur chinois réalisait en moyenne 49h par semaine. Cette moyenne s’inscrit dans une histoire récente marquée, dans certains secteurs, par la culture du « 996 » – travailler de 9h à 21h, six jours sur sept – soit des semaines pouvant atteindre 72 heures. Dans un tel cadre horaire, piquer un somme relève moins du confort que de la régulation.

En France, une pause de vingt minutes dès six heures de travail d’affilée s’impose. Pour le reste, tout dépend de la culture d’entreprise (et du niveau de fatigue de tout un chacun).

Avant de vous laisser, à l’heure où tout semble aller si vite, un proverbe à méditer ?

« Peu importe la lenteur avec laquelle vous avancez, tant que vous ne vous arrêtez pas ». Confucius

Fermer les yeux, d’accord. Sur le droit, jamais.
ærige veille !

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